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Les jeux du cirque (IIe-IIIe s)

Jeux du cirque

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Jeux du cirque
Il y avait trois sortes de spectacles antiques :
  • Les chasses (venationes);
  • Les exécutions de condamnés à mort;
  • Les combats de gladiateurs.

Les chasses

Les chasses avaient traditionnellement lieu le matin.

Sous le nom de chasses, on désignait des distractions populaires au cours desquelles des animaux plus ou moins dangereux étaient lâchés dans l'arène et des hommes s'employaient à les combattre.

Les lions, les tigres, les panthères, voisinaient avec des éléphants, des rhinocéros, des girafes, des taureaux, des ours et, pour détendre les nerfs surexcités de la population, on lâchait des lièvres et des lapins dont les fuites éperdues devant des chiens ne pouvaient manquer de provoquer le rire. Un autre genre de chasses consistait à mettre en présence des animaux dangereux que l'on estimait à peu près d'égale force. Il arrivait quelquefois que le combat les répugne, on les y obligeait en les attachant par une chaîne.

Les exécutions de condamnés à mort

A l'heure du déjeuner, devant des gradins souvent vides, martyrs chrétiens et condamnés étaient exécutés lors de spectacles répugnants.

D'après la loi romaine, les citoyens condamnés à mort périssaient par le glaive ; mais on livrait aux bêtes fauves, dans les amphithéâtres, les esclaves ou les étrangers condamnés. On ne sait pas si des martyrs chrétiens ont été exécutés dans les Arènes de Nîmes, mais ces mises à mort étaient fréquentes dans l'Empire romain, pour endiguer la nouvelle religion.

On variait les destructions au gré de ceux qui les ordonnaient. Tantôt, le condamné était poussé à coups de fouet, par un valet d'amphithéâtre, contre l'animal qui devait le dévorer ou le détruire, tantôt, ce condamné, monté sur un chariot, était lié à un poteau et dirigé vers les fauves.

Les combats de gladiateurs

Mais, de tous les spectacles, celui qui avait la préférence des Romains était le combat de gladiateurs. ces combats aveient lieu l'après-midi dans une atmosphère surchauffée.

La vision que nous avons des combats de gladiateurs est souvent totalement déformée par le cinéma. Les gladiateurs apparaissent ainsi comme des esclaves voués à la mort afin de plaire à un public avide de sang. Les recherches historiques récentes permettent de revoir complètement cet a priori. La gladiature est à présent beaucoup plus perçu comme un véritable sport de combat pratiqué par des volontaires extrêmement bien entraînés. Même si la mort est toujours présente, elle n’a jamais un caractère systématique. A l’époque de l’amphithéâtre de Nîmes, c’est à dire aux IIe et IIIe siècle de notre ère, les gladiateurs sont presque exclusivement des hommes libres qui ont choisi ce métier à risque. Les motivations sont la recherche de la gloire, de l’argent et l’intégration à un monde qui fascine tous les romains du plus riche au plus pauvre. Pour cela, le nouveau gladiateur signe un contrat par lequel il abandonne pour le temps de son engagement son statut d’homme libre et se place sous l’autorité du propriétaire d’une troupe de gladiateur, le lanista.

Une fois engagé, le nouveau gladiateur n’entre pas immédiatement dans l’arène. Il offrirait alors un piètre spectacle, le public exigerait sa mort et cela nuirait à la réputation de sa troupe. Pour présenter un combat très technique et spectaculaire, il doit rejoindre une école appelée ludus. Dans cette école il est confié aux soins d’un doctor ou entraîneur. Cet entraîneur qui est souvent un ancien gladiateur, lui fait acquérir un grand nombre de compétences dans différents secteurs, techniques, physiques et mentaux tout en intégrant une donnée fondamentale de la gladiature : le spectacle. Toute la science de son doctor fera de lui une star ou un mort en sursis. Des ludi municipaux existent dans de grandes villes telles que Capoue, Pompéi ou Cordoue. Nîmes possède aussi son école comme en témoigne l’existence du doctor Latinus qui a offert un monument funéraire à l’un de ses élèves. Des écoles « impériales » se mettent aussi en place dès l’époque de César. Entraînés à Rome, ou dans d’autres cités, ces gladiateurs impériaux sont des vedettes particulièrement recherchées.