Des arènes au coeur de la cité romaine
Il y avait trois types de spectacles sous l’Antiquité :
Les chasses (venationes)

Elles avaient traditionnellement lieu le matin. Sous le nom de chasses, on désignait des distractions populaires au cours desquelles des animaux plus ou moins dangereux étaient lâchés dans l'arène et des hommes s'employaient à les combattre. Un décor naturel était créé dans l'arène pour faire croire à une véritable scène de chasse. Lions, tigres et panthères voisinaient éléphants, rhinocéros, girafes, taureaux et ours. Pour détendre les nerfs surexcités de la population, on lâchait des lièvres et des lapins dont les fuites éperdues devant des chiens ne pouvaient manquer de provoquer le rire. Un autre genre de chasses consistait à mettre en présence des animaux dangereux à peu près d'égale force. Il arrivait quelquefois que le combat les répugne, on les y obligeait en les attachant par une chaîne.
Les exécutions de condamnés à mort
À l'heure du déjeuner, devant des gradins souvent vides, martyrs chrétiens et condamnés étaient exécutés lors de spectacles répugnants. D'après la loi romaine, les citoyens condamnés à mort périssaient par le glaive mais on livrait aux bêtes fauves dans les amphithéâtres les esclaves ou les étrangers condamnés. On ne sait pas si des martyrs chrétiens ont été exécutés dans les Arènes de Nîmes mais ces mises à mort étaient fréquentes dans l'Empire romain, pour endiguer la nouvelle religion. Poussés à coups de fouet vers la bête sauvage ou liés à un poteau, ils sont dévorés sans pouvoir se défendre.
Les combats de gladiateurs
De tous les spectacles, celui qui avait la préférence des Romains était le combat de gladiateurs. Ils avaient lieu l'après-midi dans une atmosphère
surchauffée. L’origine de la gladiature est attribuée aux Etrusques qui organisaient des cérémonies funéraires où l’on se battait à mort en mémoire d’un défunt. De cette pratique, on dérive lentement vers les munera romaines, combats de gladiateurs offerts par l'empereur ou ses représentants. Les Romains transformèrent ces luttes en un véritable spectacle, dont le prétexte était toujours le culte des ancêtres mais qui devint bientôt pour eux une distraction très importante.


