Les Arènes du IVe après J.C. jusqu'à aujourd'hui
La fin des jeux du cirque
Peu à peu, les combats de gladiateurs se transforment en carnage et il n’est pas rare que les spectateurs eux-mêmes en viennent aux mains. Au IVe siècle après J.-C., l’Empire romain n'est plus qu'un colosse aux pieds d'argile, contesté de toutes parts : sur ses frontières par les attaques des Barbares et à l'intérieur par les chrétiens qui véhiculent des valeurs où les plaisirs païens n'ont plus leur place. L’Empereur Théodose fait du christianisme une religion d'État en 391. Les anciens temples païens se transforment en églises et le spectacle violent et cruel des jeux est remis en cause. La gladiature est définitivement supprimée en 404 de notre ère.
Les chevaliers des Arènes
Au XIIe siècle, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, ce castrum devient le siège de la vicomté de Nîmes et de ses vassaux : « les Chevaliers des Arènes ». Un château est édifié à l’intérieur du monument. Un véritable village qui comptait encore 700 habitants au XVIIIe siècle, se développe à l’intérieur de l’amphithéâtre avec notamment la construction de deux églises, Saint-Pierre et Saint-Martin. Ce petit quartier, desservi par des ruelles, perdure jusqu’au début du XIXe siècle.
Châteaux, maisons et églises dans les Arènes
Au début du XIIe siècle, l’édifice cesse de jouer un rôle militaire lors du rattachement du Languedoc à la France. Le château entre dans les possessions du roi de France et ses représentants l’occupent jusqu’au XIVe siècle, avant d’aller s’installer dans un nouveau château construit sur l’emplacement de la porte d’Auguste. L’amphithéâtre abandonné est alors livré aux particuliers. Les constructions qui l’encombrent (maisons, château des vicomtes, églises) subsistent jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
Dégagement et restauration
L'idée de redonner à l'amphithéâtre son aspect antique date du roi François Ier. Mais, à l'époque, on se contente de déblayer les constructions dans la galerie du premier étage en laissant le chaos des maisons qui remplissent l'arène. Au XVIIIe siècle, elles sont encore au nombre de 150 avec des centaines de personnes qui y vivent. Il faut attendre le début du XIXe siècle pour dégager les dernières maisons et que l’architecte Henri Revoil achève la restauration du monument.






