Les monuments romains de Nîmes

Les monuments
romains de Nîmes

Un lieu d’Histoire

La cité antique de Nîmes est exceptionnelle parmi les villes de Gaule au passé romain, à la fois pour ses nombreux monuments et pour leur remarquable état de conservation. 

-600 Nemausus

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Nemausus

-600 Nemausus

Les premiers habitats attestés à Nîmes sont datés de la fin du VIe siècle avant J.C. Ils étaient constitués de cabanes de terre crue à toiture en torchis soutenue par des poteaux de bois. Elles ont été implantées près d’une source sacrée dédiée au dieu Nemaus, à l’emplacement de l’actuel Jardin de la Fontaine.

La prospérité de la colonie grecque de Massalia (actuelle Marseille) attire très tôt la convoitise des Romains. Lorsque cette dernière entre en conflit avec les tribus celtes des environs, la Cité demande elle-même de l’aide aux Romains. Dès lors, les Romains ne quittent plus la région et étendent leur territoire sur le rivage méditerranéen de la Gaule. La ville de Nîmes s’appelle alors Nemausus, nom d'un dieu gaulois dont le culte est lié aux sources sacrées qui jaillissent dans la cité.

-58 marque le début de la Guerre des Gaules. Jules César, se lance à la conquête des territoires gaulois pour le compte de Rome. La ville se dote du droit latin qui lui confère une situation privilégiée et une relative autonomie. Ses habitants adoptent la langue, les lois et les coutumes des citoyens romains.

-15 Construction des monuments romains

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Construction des monuments romains

Sous le règne du premier empereur romain Auguste, Nîmes devient une des cités les plus importantes de la Narbonnaise, reçoit de l'empereur la faveur d'être appelée « Colonia Nemausensis Augusta » se pare des édifices publics indispensables à la vie de la Cité.

-15 Construction des monuments romains

En -15, la Tour Magne est construite à l’occasion de la réalisation d’un rempart de 7 kilomètres qui entoure plus de 200 hectares de terrain. Il ne reste aujourd’hui de la fortification que la porte d'Auguste et la Tour Magne. Du latin "Turris Magna" signifiant "la grande tour", la Tour Magne est la plus haute des tours de l’enceinte fortifiée romaine.

En 2 après JC est édifiée la Maison Carrée, temple destiné à accueillir le culte impérial. Elle est dédiée aux petits-fils d’Auguste. Elle est dédiée à Caïus et Lucius César, petits-fils d'Auguste. À l'époque romaine, elle est au cœur du forum. La Maison Carrée est alors un temple dédié au culte impérial, réservé aux seuls prêtres. Rites, sacrifices et processions sont également réalisés à l'extérieur en présence des habitants de la Cité.

En 100 après JC, la construction des Arènes débute. Après 39 années de travaux, le bâtiment est achevé. Dans l’Antiquité, les spectacles avaient d’abord lieu dans des théâtres en bois. Ce n’est que progressivement que ceux-ci ont été bâtis en pierre. Puis les romains eurent l’idée de réunir deux théâtres face à face.

IIe siècle après JC L’apogée de la gladiature

IIe siècle après JC

L’apogée de la gladiature

Parfois esclaves, mais le plus souvent libres, les gladiateurs sont tous des professionnels très bien entraînés appartenant à une troupe.

IIe siècle après JC L’apogée de la gladiature

Les différents types de gladiateurs

300 La fin des jeux du cirque

300

La fin des jeux du cirque

Peu à peu, les combats de gladiateurs se transforment en carnage et il n’est pas rare que les spectateurs eux-mêmes en viennent aux mains.

300 La fin des jeux du cirque

À cette époque, l’Empire romain n'est plus qu'un colosse aux pieds d'argile, contesté de toutes parts : sur ses frontières par les attaques des Barbares et à l'intérieur par les chrétiens qui véhiculent des valeurs où les plaisirs païens n'ont plus leur place. L’Empereur Théodose fait du christianisme une religion d'État en 391. Les anciens temples païens se transforment en églises et le spectacle violent et cruel des jeux est remis en cause.

Dès 417 Les Arènes au cœur de l’histoire

Dès 417

Les Arènes au cœur de l’histoire

Dès 417 Les Arènes au cœur de l’histoire

En 417, quelques années après l’interdiction de la gladiature, les Arènes, n’ayant plus aucune utilité, sont transformées en forteresse. Elles sont alors entourées d’une forte muraille constituée de blocs de l’époque romaine réemployés. Plusieurs fois assiégées, les Arènes montrent leur efficacité défensive.

Dès 1194, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, les Arènes deviennent le siège de la vicomté de Nîmes et de ses vassaux. Un château est édifié à l’intérieur du monument. Pendant un siècle, ses habitants vivent aux côtés des Nîmois sans trop se mélanger mais partagent quand même le contrôle de la ville avec la bourgeoise locale.

En 1226, Nîmes entre dans le royaume de France. Les Arènes perdent leur valeur militaire lors du rattachement du Languedoc à la France. Les Chevaliers sont évincés des Arènes par les troupes du roi Louis VIII, qui occupent la place jusqu’au XIVe siècle, avant d’aller s’installer dans un nouveau château construit sur l’emplacement de la porte d’Auguste. L’Amphithéâtre abandonné est alors livré aux particuliers.

Une fois l’amphithéâtre livré aux particuliers, un véritable village se développe à l’intérieur des arènes. Il comptait encore 700 habitants au XVIIIe siècle, avec plus d’une centaine d’habitations et deux églises, Saint-Pierre et Saint-Martin. Ce petit quartier, desservi par des ruelles, perdure jusqu’en 1809 avec la destruction des constructions qui l’encombre.

L'idée de redonner à l'amphithéâtre son aspect antique date du roi François Ier. Mais, à l'époque, on se contente de déblayer les constructions dans la galerie du premier étage en laissant le chaos des maisons qui remplissent l'arène.

Il faut attendre le XIXe siècle pour dégager les dernières maisons et que l’architecte Henri Revoil achève la restauration du monument. Des fouilles effectuées permettent de prouver l’origine romaine des sous-sols des Arènes et notamment de la salle cruciforme. Des trappes permettaient de faire surgir ou disparaître les gladiateurs durant les spectacles.

Dès 1000 après JC Les fonctions de la Maison Carrée au fil des siècles

Dès 1000 après JC

Les fonctions de la Maison Carrée au fil des siècles

Dès 1000 après JC Les fonctions de la Maison Carrée au fil des siècles

Jusqu’au XVIe siècle, la Maison Carrée est utilisée comme maison consulaire de la ville et prend le nom de Capitole. L’historien nîmois Léon Ménard nous rapporte les transformations imposées à cet édifice qui font disparaître tous les vestiges antiques conservés à l'intérieur.

En 1670, les moines Augustins achètent la Maison Carrée pour y installer une église en pierre de taille. Ils en restent possesseurs jusqu'en 1789 lorsqu’elle est affectée au service du département et avant de devenir la première Préfecture du Gard en 1800.

Suite à la visite de Marie Thérèse Duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et nièce de Louis XVIII, la Maison Carrée devient un musée et ouvre ses portes au public sous le nom de « Musée Marie-Thérèse ». Il présente des collections de peintures de l’époque moderne ainsi que des mosaïques, sculptures et fragments d’architecture de l’Antiquité romaine.

2005 Culturespaces devient délégataire

2005

Culturespaces devient délégataire

Le 9 juillet 2005, le Conseil Municipal de la ville de Nîmes confie à Culturespaces la mise en valeur, la gestion des visites, l’animation culturelle et la promotion des trois monuments romains de la ville de Nîmes : les Arènes, la Maison Carrée et la Tour Magne.

2005 Culturespaces devient délégataire

2010 Première édition des Grands Jeux Romains

2010

Première édition des Grands Jeux Romains

Chaque année, plus de 400 reconstituants viennent de toute la France mais aussi d'Allemagne et d'Italie pour faire revivre les légendaires jeux du cirque.

2010 Première édition des Grands Jeux Romains

Cette reconstitution est une évocation historique des jeux de l’amphithéâtre tels qu'ils pouvaient avoir lieu à Nîmes en 122 après J-C. Les costumes, les armes et les équipements utilisés s'appuient sur des sources historiques et archéologiques précises. Les techniques de combat présentées sont également le fruit d'expérimentations rigoureuses. Cette démarche volontairement historique est unique dans ce domaine et permet de s’approcher au plus près de la réalité antique.

2010 Première édition des Grands Jeux Romains

« Tout en assistant à un spectacle haut en couleurs, les spectateurs des Grands Jeux Romains de Nîmes prennent activement part à une expérience originale d’expérimentation historique. »

Eric Teyssier, Maître de conférences HDR en Histoire Romaine à l’Université de Nîmes

2010 Première édition des Grands Jeux Romains

Combats de gladiateurs, cour de char, défilé des légionnaires, cérémonie des offrandes… Les Grands Jeux Romains sont devenus un événement incontournable au printemps nîmois.

2010 Première édition des Grands Jeux Romains

2019 Première édition des Nuits de Nemaus

2019

Première édition des Nuits de Nemaus

Pour la première fois, Culturespaces ouvre les Arènes de Nîmes en soirée pour un spectacle inédit spécialement conçu pour les Arènes. « Les Nuits de Nemaus » est l’occasion de redécouvrir le patrimoine historique et culturel de Nîmes.

2019 Première édition des Nuits de Nemaus

L’amphithéâtre romain se plonge dans une atmosphère poétique alliant projections d’images, ambiance sonore et lumineuse, mais aussi spectacle vivant et équestre.

2019 Première édition des Nuits de Nemaus

« Nemaus, c’est d’abord le dieu tutélaire de la source de Nîmes, sanctuaire sacré de la fontaine dans l’Antiquité. D’aucuns disent qu’il serait le fils d’Hercule lui-même. C’est de lui que Nîmes, ancienne « colonia Augusta Nemausa » tire son nom. Dans le spectacle, arrivé au soir de sa vie à la fin du XIXe siècle, il raconte son histoire pour emmener le spectateur dans les méandres de l’âme de Nîmes ! »

Christophe Beth, directeur des Arènes de Nîmes

2019 Première édition des Nuits de Nemaus